Pic de l'Affron - 2567 m
Randonnée réalisée la dernière fois le 26 mai 2006
J'y étais déjà monté en août 1994, et avais suivi par chance un itinéraire assez proche du bon.

Situé au Sud et juste en face du Refuge Wallon, détaché de la crête frontière, le pic de l'Affron occupe dans le Marcadau une position centrale qui en fait un belvédère privilégié. Il offre un magnifique panorama sur la quasi-totalité du Marcadau.
L'enneigement très déficitaire de ce début de saison nous a permis de faire l'ascension dans de bonnes conditions, malgré les névés encore nichés au fond de certains couloirs. N'ayant pas pris les raquettes, nous n'avons par contre pas pu redescendre par le col de l'Affron et les lacs de Couyéou Bielh, l'enneigement étant encore abondant dans ce secteur.


Difficultés
  • Itinéraire hors sentier : suivre les cairns avec attention pour éviter de se retrouver en mauvaise posture ou contraint de revenir en arrière.
  • On navigue entièrement à vue : à ne faire que par beau temps.
  • En début de saison, la neige peut compliquer les choses, et le printemps oublie quelques névés sur ces pentes parfois raides, ou au fond des ravins. L'herbe même, couchée par le poids de la neige, a une désagréable tendance à glisser.
  • Bref, restez vigilant.

    Informations générales
    Départ : Parking du Pont d'Espagne (1459 m), en vallée de Cauterets
    tarif 2012 : 5,5€ pour 1 à 12h, 8€ au delà (le tarif pour 1h semble avoir disparu... voir sur le site de Cauterets pour tous les détails).
    Matériel : Pas de matériel particulier en l'absence de neige
    Cartes IGN Top 25 1647 OT "Vignemale"
    Horaire : 4h30 arrêts compris.
    Dénivellation : Environ 1150 m, pour 21 / 22 km au total.

    Du Pont d'espagne (1459 m) au refuge Wallon (1865 m) - 7,5 km - 2h00 / 2h15
    Cliquez ici pour cette partie du trajet...



    En sens inverse, à la descente, il faudra compter environ 1h45 pour rejoindre le parking du Pont d'Espagne

    Du refuge Wallon (1865 m) au sommet (2567 m) - 2h00 / 2h15 arrêts compris
    Du refuge, descendre au Sud le long du gave et franchir la passerelle. Ne surtout pas entamer tout de suite l'ascension des premières pentes du pic, qui se présentent devant vous. C'est ce que nous avons fait, tirant légérement à droite comme le précisait notre topo, mais sans doute pas assez. Nous nous sommes finalement retrouvés trop haut, et avons rejoint l'itinéraire "normal" après 50 minutes, au prix de quelques contorsions. Nous l'avons heureusement suivi à la descente, et voici ce qu'il aurait fallu faire :
    Pour éviter toute mésaventure, suivez le chemin classique du port du Marcadau, qui contourne la base du pic par la droite. On l'emprunte pendant environ 300 m, jusqu'à ce qu'il revienne progressivement au Sud en montant légèrement pour s'engager sur le pla de Loubosso. C'est là seulement qu'on bifurque à gauche pour remonter la pente herbeuse à l'Est, le long d'un petit ravin, et trouver enfin un cairn. Il faut, à partir de là, les suivre avec attention, dans cet itinéraire qui louvoie entre les ressauts et semble constamment vouloir vous égarer. Votre sixième sens sera parfois bien utile pour les repérer là où il vous semblerait le plus "logique" de grimper.

    Itinéraire 768 x 576 (108 K)

    Itinéraire 576 x 768 (149 K)
    Grosso modo, l'itinéraire déroule une sorte "d'escalier" pendant une quarantaine de minutes : on remonte un petit ravin sur la gauche, en haut duquel une terrasse herbeuse plus plane, parfois encombrée de végétation, nous ramène au Sud, puis un nouveau ravin à gauche, suivi d'une autre terrasse à droite, etc... repérez bien les cairns : il serait facile de suivre une terrasse trop longtemps et de louper le petit couloir à gauche (dans ce cas, pas de panique : il y en aura sans doute un autre plus loin pour rattraper le coup)

    576 x 768 (213 K)
    Après quelques éboulis et rhododendrons, la dernière terrasse s'élargit, se fait plus herbeuse, et aboutit dans une cuvette, encore marécageuse fin mai. On fait alors quasiment demi-tour sur la gauche, pour remonter au Nord-Est, et dans sa totalité, une longue terrasse herbeuse légèrement concave.

    Itinéraire 768 x 576 (162 K)
    C'est à peu près en son milieu que nous avons retrouvé, à la montée, l'itinéraire normal. Au dessus de nous, un isard au pelage pâle s'enfuit, aussi surpris que nous.
    Il faut 15 minutes pour arriver au bout (petite mare, en début de saison), soit 1h00 depuis le refuge.

    On oblique alors à droite pour retourner progressivement en direction du pic, passant les ressauts rocheux par une succession de petits ravins. Après 1h20 , on fait un petit crochet à gauche pour rejoindre la base d'un nouveau couloir et reprendre la direction du sommet. Deux perdrix s'envolent au dernier moment, presque sous nos pieds, et nous font sursauter
    On remonte ainsi vers la crête, mais on ne l'atteint pas encore. Une étroite banquette herbeuse nous conduit presque horizontalement vers le Sud pendant quelques dizaines de mètres, puis on doit remonter un ravin ; on aperçoit au dessus à gauche, se découpant sur le ciel, un cairn formé d'une pierre verticale et qu'il faut rejoindre. Il trône sur le dernier ressaut avant la crête, où l'on arrive alors rapidement (1h50 depuis le refuge), assez proche du sommet.
    On suit la croupe herbeuse pendant quelques minutes pour buter sur un ressaut rocheux, que l'on passe et surmonte par la gauche (Est). L'arête se fait plus étroite et délitée, encombrée d'éboulis. On la quitte pour remonter légèrement en contrebas, à droite cette fois, dans un terrain plus facile, jusqu'à arriver presque sous le sommet, où l'on monte alors directement
    2h05 du refuge, arrêts et hésitations compris.


    3022 x 500 (491 K)

    Remarques diverses et conseils éventuels
    Une seconde cime se découpe légèrement plus au Sud, séparée de la première par une petite brèche. Nous n'y sommes pas allés, mais il faut visiblement descendre de quelques mètres, côté O. du sommet, et partir au S. dès qu'on est à l'altitude de la brèche, plutôt que de descendre directement sur la brèche elle-même.