Le Cabaliros - 2334 m
Les passades des Touyères - 2375 m
Le shéma de la randonnée
Randonnée réalisée de nombreuses fois, dont la dernière le 03 août 2018

Le Cabaliros est, avec le Viscos, l'une des deux sentinelles qui gardent l'entrée de la vallée de Cauterets. Autant le Viscos se distingue, à l'Est, par son élégante pyramide à cheval sur une crête aigue, autant le Cabaliros apparaît, à l'Ouest, massif et trapu, avec ses formes rondes et sa large embase.

Le Cabaliros est un jardin ! L'ascension, facile et agréable, se déroule sur un bon sentier, au milieu de prairies fleuries et odorantes, parmi les myrtilliers, rhododendrons, fougères, bruyères, oeillets, iris...
Le sommet offre, de par sa position, un remarquable panorama. N'hésitez cependant pas à partir tôt : le chemin est en grande partie "de tous côtés au Soleil exposé" !

Une semaine avant cette dernière ascension, j'avais décidé d'aller explorer (enfin !) le cirque des Touyères, en direction des passades des Touyères et du pic Wilson, terrain fréquenté principalement par les troupeaux.


Difficultés
Pas de difficulté en l'absence de neige.
Au printemps, des névés peuvent couper les grandes pentes, à l'approche du col de Contende et présenter un certain danger.

Pour les passades des Touyères : hors sentier facile, aux pentes herbeuses parfois raides vers le haut du cirque.

Informations générales
Départ : Minuscule parking de la ferme Igau (Aumède) (1098 m), en vallée de Cauterets.
Matériel : Pas de matériel particulier en l'absence de neige
Carte IGN Top 25 1647 OT "Vignemale"
Horaire :
  • 3h15 de montée, arrêts compris.
    On peut partir de Cauterets même ; il faudra compter une petite demi-heure supplémentaire.
  • Compter 3h15 / 3h30 pour les passades des Touyères
  • Dénivellation : 1250 m pour 18 km aller-retour.
    env. 1280 m et 14/15 km aller-retour pour les passades

    Accès routier à la ferme Igau
    On traverse le centre de Cauterets comme pour aller au Pont d'Espagne mais, au lieu de tourner à gauche, on bifurque à droite pour remonter l'avenue du Mamelon vert sur presque 1 km.
    Apparaissent, sur la gauche, les grilles et le bâtiment du centre de vacances "les marroniers". Immédiatement après, tourner à gauche pour prendre une route étroite (pas facile de s'y croiser par endroits) qui monte en épingles serrées à la ferme Igau. Parking de quelques places.

    A pieds, on suit le même itinéraire, mais on trouve très vite, dans le premier lacet de la petite route, un chemin raide qui grimpe à droite vers la ferme Igau.


    L'ascension - 3h00 à 3h15 - environ 9 km
    De la ferme Igau, on emprunte la piste forestière qui débute en face du parking et trace de larges lacets sur le flanc Est, puis N.E., de l'arête de Peyre-Nère. La piste fait place, après environ 25 minutes, au joli petit chemin qu'elle a détruit dans je ne sais quel intérêt.

    La montée se poursuit agréablement dans une forêt de hêtres et se fait plus raide à l'approche des granges d'Espone, avant d'atteindre la clôture d'une prairie, le long de laquelle elle décrit de très courts lacets pour arriver, après 0h45, à un portillon metallique qui nous signale l'entrée dans les pâturages : n'oubliez pas de le refermer. On monte ensuite dans une prairie odorante, royaume de la bruyère, des myrtilliers et des sorbiers. Ce passage est un véritable enchantement !


    768 x 491 (116 K)

    768 x 491 (138 K)
    Le chemin redescend et traverse le ruisseau de Bourg-débat (0h55) puis remonte dans les fougères, passe l'orée d'un bois et atteint l'important ruisseau de Catarabes, au pied d'un vaste cirque - 1h10, environ 1560 m et 3,5 km.

    768 x 481 (114 K)
    On traverse la cascade au mieux pour quitter le flanc du Mamelon Vert et monter au N.O. en larges lacets. Certains des premiers lacets, transformés en bourbiers par l'eau et le passage des troupeaux, sont aujourd'hui délaissés et des raccourcis permettent de les éviter. Ils se ressèrent à l'approche d'un petit promontoire - 1h55 arrêts compris, 1870 m - 5,5 km.

    1024 x 768 (403 K)
    On trouve peu après, alors qu'on entame une longue traversée, les derniers filets d'eau qui nous permettront de remplir la gourde. Le sentier nous amène sous le col de contente - 2h20, environ 2000 m - que l'on aborde après quelques nouveaux lacets (2h40, 2149 m, 7 km). On arrive, 5 minutes après, aux ruines d'une ancienne auberge.

    1024 x 768 (355 K)
    Le sentier file plus ou moins horizontalement jusqu'au col d'Anapéou, d'où l'on aperçoit, sous le sommet du Cabaliros, le petit lac d'Anapéou (où il m'est arrivé d'aller déjeuner), puis se redresse peu après pour surmonter un ressaut, quelques mètres sous la crête. avant de poursuivre plus posément sur la très facile croupe sommitale.

    Sommet du Cabaliros - 3h15, 2334 m - Panorama immense, du Balaïtous à la Munia, en passant par le Vignemale et le Néouvielle. Vous pourrez les identifier sans peine grâce à la table d'orientation.

    Le retour s'effectue par le même chemin en environ 2h20.


    1643 x 450 (125 K)

    1806 x 450 (191 K)

    1600 x 439 (303 K)

    1024 x 768 (512 K)

    1022 x 768 (209 K)

    Vers les passades des Touyères et le pic Wilson - 3h15 à 3h30 - environ 7 km
    On commence par suivre le chemin du Cabaliros sur à peu près 5 km : on passe ainsi le torrent de Catarrabes (1h05-1h10 du parking), puis on aborde la première série de lacets (des raccourcis évitent les passages bourbeux) que l'on remonte jusqu'à arriver en contrebas du petit promontoire rocheux - 1h45-1h50. Dans un lacet, une trace quitte le sentier principal et file horizontalement vers l'Ouest, avant de descendre légèrement, et direction du cirque des Touyères et du mamelon herbeux qui en occupe le bas et où les vaches ont élu domicile.

    Itinéraire 1024 x 768 (235 K)
    Le sentier se scinde assez vite en plusieurs traces, et l'on doit se débrouiller pour éviter de perdre trop d'altitude. On passe à droite du mamelon près (ou parmi) des gros blocs sombres qui semblent avoir été jetés là pêle-mêle. On progresse en montant en écharpe, passant sous le soum de Picarré, pour rejoindre un large et évident défilé herbeux qui monte en direction du pic Wilson, et où coule le ruisseau de Catarrabes, dont on s'était éloigné.
    Délaissant le col étroit qui s'ouvre à droite du soum de Coume Grane, on oblique progressivement au Sud en remontant le défilé, dont on finit par sortir par la gauche (au jugé) pour arriver sur une croupe, à laquelle fait suite un paysage moutonné de prairie d'herbes hautes (2h20). On louvoie entre les mamelons arrondis pour diriger à vue, au Sud, vers les passades des Touyères, large col herbeux, à quelque distance à gauche du pic Wilson, évitant les ressauts rocheux qui nous dominent à notre droite.
    On débouche enfin dans une cuvette, au pied des passades. Plusieurs options se présentent pour monter : à pleine pente devant nous, ou par un petit couloir sur la gauche, qui nous emmène juste à la base du petit sommet rond des pènes de la Courbe. Je choisis cette deuxième solution, qui me paraît moins raide, et débouche au pied de ce petit soum peu marqué, sur les passades des Touyères, dont on découvre le versant Sud, côté Monné, bien plus raide. 2h55 arrêts compris, environ 2190 m

    1131 x 500 (242 K)
    Itinéraire (248 K)

    1443 x 500 (295 K)
    Les passades forment une arête herbeuse horizontale qu'on suit vers l'Ouest, et au bout de laquelle la pente se redresse pour une montée raide, légèrement en contrebas de la crête, qui nous conduit au noeud d'arêtes où les passades rejoignent les pènes de Liou, juste à gauche (Sud) du pic Wilson. Je m'arrêterai là pour cette fois, à environ 2375 m après 3h25 depuis Aoumède, arrêts compris.

    1200 x 530 (200 K)

    1458 x 500 (228 K)
    A la descente : je ne suis pas revenu à la longue arête horizontale, mais j'ai tiré rapidement sur la gauche (N.E.) pour rejoindre une coulée d'éboulis, avec pour but de jeter un oeil à la trace qui passe à flanc sous le pic Wilson, ainsi qu'à la pente redressée conduisant au sommet de Coume Grane. Ca à l'air faisable, mais ce sera pour une autre fois.

    1024 x 768 (300 K)
    J'ai continué ensuite la descente au hasard de la pente et des bouts de traces. On passe bien à peu près partout et on peut suivre son envie en navigant à vue.
    L'oeil attiré par un mouvement, je vois un isard solitaire traverser le couloir herbeux que j'avais gravi le matin. Je ne me rappelle pas avoir jamais vu d'isards aux abords du Cabaliros !
    Je rattrape en 1 heure le chemin du Cabaliros ; il n'y a plus qu'à le suivre jusqu'au parking (2h30 de descente au total)

    Remarques diverses et conseils éventuels
    L'ascension du Cabaliros est également possible par le versant Nord : d'Argelès-Gazost, on rejoint le village d'Arcizans-avant d'où part le chemin.