Du Pont d'Espagne au Cambasque par le Col de la Haugade - 2378 m
Randonnée réalisée pour la dernière fois le 21 août 2012

Vous pouvez monter au Pont d'Espagne par la navette (première montée à 8h00, la suivante à 10h00), ou profiter d'une âme charitable qui vous y conduira pour venir vous récupérer au Cambasque.
On peut naturellement la réaliser en sens inverse, au gré de l'envie.


Difficultés
Aucune en été, si ce n'est un peu d'orientation entre le chemin du Pourtet et le col.

Informations générales
Départ : Parking du Pont d'Espagne (1459 m), en vallée de Cauterets
tarif 2012 : 5,5€ pour 1 à 12h, 8€ au delà (le tarif pour 1h semble avoir disparu... voir sur le site de Cauterets pour tous les détails).
Matériel : Pas de matériel particulier en l'absence de neige
Cartes IGN Top 25 1647 OT "Vignemale"
Horaire : 7 heures arrêts compris.
Dénivellation : Environ 940 m au total, pour 14 km

Du Pont d'espagne à la bifurcation de la Haugade (~1980 m) - 5,5 km - 1h45
Du Pont d'Espagne, on rejoint le plateau de Cayan (3,5 km - 0h55), au fond duquel débute le sentier qui mène aux lacs de l'embarrat et du Pourtet
(si l'on arrive par la piste ou la route, côté gauche (rive droite) du plateau, tourner à droite au fond et traverser la passerelle)

On commence par une montée assez rude en forêt, sur un sentier autrefois balisé par le Parc National (on trouve, par endroits, des marques blancrougeblanc très effacées). Quelques lacets s'approchent de la grande cascade, puis le chemin s'aplanit et revient au Nord pour sortir de la forêt au niveau d'un petit promontoire qui domine Cayan (1h20).
Après 1h45, on débouche dans un petit cirque, au pied des aiguilles de Castet-Abarca. On s'y engage pour trouver radidement un sorbier isolé (sur notre droite) et, juste après, restes carrés d'un abris (sur la gauche). C'est dans cette zone que l'on remarque, à droite (au Nord), montant dans la pierraille, les cairns et la sente montant vers le col de la Haugade (le sentier du Pourtet, lui, décrit un arc de cercle, de droite à gauche au fond du cirque, vers des lacets bien visibles au Sud).


De la bifurcation au col de la Haugade (2378 m)- 1h00 / 1h15 - 1,5 km
On commence par monter globalement au Nord dans la pente herbeuse, en suivant les cairns et la sente irrégulière, qui se perd parfois un peu dans la végétation. Après une dizaine de minutes, il faut d'ailleurs veiller à ne pas suivre aveuglément au N.N.E (ne mène rapidement nulle part), mais guetter la trace qui grimpe plus rudement à notre gauche et oblique progressivement au N.O. pour se diriger vers un grand vallon encombré d'éboulis (Araillé du Clot). Encore une dizaine de minutes et l'on traverse un ruisseau, caché dans les herbes. Les cairns ne sont ensuite pas toujours bien visibles et la sente se perd parfois : on peut gagner directement les éboulis à l'entrée du vallon ou, comme nous l'avons fait, faire un crochet à droite pour surmonter puis contourner un mamelon plus herbeux, avant de revenir vers la large coulée d'éboulis, plus haut dans le vallon.

Une sente remonte alors sur le bord droit de ce chaos, à la limite des éboulis, dans une végétation parfois peu commode où le rodhodendron règne en maître.


1194 x 600 (379 K)

1245 x 500 (261 K)
On progresse laborieusement jusqu'à trouver des cairns qui s'engagent dans les éboulis, que l'on va traverser vers l'Ouest à un endroit où la coulée n'est pas trop large. Le but est de rejoindre la pente herbeuse de l'autre côté et, plus haut, un chemin bien visible qui mène au col, tout aussi visible au Nord. Nous avons ainsi traversé les éboulis et rejoint le chemin à vue.
Une fois sur le chemin, gagner le col n'est plus qu'une formalité, accomplie en une dizaine de minutes.

Remarque : J'avais fait cette partie du trajet en sens inverse, à la descente du pic de Nets, en 45 minutes.


1304 x 500 (273 K)

Du col de la Haugade (2378 m) au Cambasque (1340 m)- 2h30 - 7 / 8 km
Du col de la Haugade, on descend en quelques minutes au col inférieur (2311 m), où un chemin bascule sur le versant Ouest et descend en lacets jusqu'au lac d'Ilhéou (1988 m - 0h45) avant de rejoindre le refuge, sur son petit promontoire à l'extrêmité Nord du lac.

1143 x 600 (264 K)
La suite est sans histoire : Une piste large et "roulante" (y monte d'ailleurs le 4x4 du refuge) part sur le côté droit et descend jusqu'au Cambasque. On peut la suivre intégralement ou emprunter le GR 10 qui en coupe les lacets. Nous prenons la piste pendant un dizaine de minutes jusqu'à passer au dessus du petit lac noir. Elle décrit ensuite un virage à gauche, dans lequel le chemin l'abandonne à droite pour couper une large boucle et retomber sur la piste un peu plus loin (cette jonction est d'ailleurs en mauvais état ; le chemin s'est ici nettement dégradé depuis la dernière fois où je l'ai pris). Mieux vaut ensuite suivre sagement les lacets en évitant les raccourcis désagréables dans les éboulis d'ardoise.

768 x 646 (160 K)
Dans la portion rectiligne avant le dernier virage, prendre à nouveau le sentier, qui part maintenant à flanc pour une longue traversée en contrehaut de la piste (et parmi les framboisiers) ; il ne la rejoindra que peu avant les ponts de Sahucs (1481 m)
De là, on restera sur la piste pour rejoindre le bâtiment des télécabines du Courbet (fermées en été - 1h15 / 1h30 depuis le lac, et de 4,5 à 6 km selon que vous prenez ou non des portions du GR 10)

Remarques diverses et conseils éventuels
  • Nous avions, avec mes parents, l'habitude de faire la boucle complète : de Cauterets à Cauterets par la Haugade. Compter alors 22 à 23 km au total et 500 m de dénivellation suplémentaires.
    Dans ce cas, une fois au ponts de Sahucs, on peut ne pas traverver le gave et poursuivre le GR 10 qui continue en contrehaut du Cambasque pour en rejoindre l'entrée ; mais il est plus irrégulier que la piste.

  • On peut rejoindre le col de la Haugade autrement : il faut continuer sur le chemin du lac du Pourtet au lieu de le quitter à l'entrée du petit cirque. On passe alors les 2 lacs de l'embarrat pour trouver, dans un lacet un peu au dessus du lac supérieur, une bifurcation vers la Haugade : c'est le sentier que nous avons fini par rejoindre après avoir traversé le vallon d'éboulis.
    J'ai pris cet itinéraire une fois à la descente, il y a fort longtemps, et mes souvenirs sont trop imprécis pour en dire plus.