Le Monné (ou Moun né) - 2724 m
Ascension réalisée la dernière fois le 26 juillet 2015.
Je suis monté au Monné en 1980 et 81, sans jamais en atteindre le véritable sommet : nous nous arrêtions quelques mètres sous l'antécime, là où il faut mettre les mains. Il m'a fallu 20 ans pour y revenir, et l'ascension du 30 août 2002 fut en quelque sorte ma "première".

Le Monné est le plus haut pic dominant directement Cauterets, d'où l'on ne voit en fait que son antécime.


Difficultés
Quelques mètres d'escalade facile ( I ), mais un peu exposée, sont nécessaires pour accéder à l'antécime, laquelle est reliée au sommet par une "taillante" horizontale, , aérienne par endroit, qu'on peut néanmoins éviter danssa partie la plus exposée.

En début de saison, des névés pentus peuvent défendre l'accès sous la crête sommitale et le rendre dangereux, ainsi que le passage de la taillante.

Informations générales
Départ : Plateau du Cambasque (1270 m), en vallée de Cauterets.
Matériel : Pas de matériel particulier en l'absence de neige
Carte IGN Top 25 1647 OT "Vignemale"
Horaire : 3h30 / 3h45 de montée, arrêts compris.
Il nous a fallu 4h00, un jour de petite forme, mais jamais 4h30, comme indiqué sur le panneau.
Dénivellation : 1500 m, pour environ 15 km aller-retour.

Accès routier au Cambasque
De Cauterets, prendre la route du Pont d'Espagne et, dès la sortie de la ville, bifurquer à droite en direction du Cambasque.
La route décrit quelques lacets avant d'atteindre l'entrée du plateau, au niveau d'une bergerie rénovée (à gauche) et d'une "grille à bétail". Quelques dizaines de mètres plus loin on trouve, sur la droite, l'amorce d'un sentier aux marques rouges et blanches du GR 10 avec, juste après, un espace pour se garer.

L'ascension - 3h35 arrêts compris.
Revenir quelques mètres en arrière pour prendre la petite portion de GR 10 qui descend vers le gave. On arrive tout de suite sur l'ancienne route du Cambasque, aujourd'hui simple chemin, sur laquelle on remonte vers le Cambasque, pour arriver tout de suite à un pont (on pourrait s'y garer, mais l'endroit est parfois très boueux).
Traverser ce pont et suivre le sentier vers le N.E. On passe devant une grange rénovée, peu après laquelle le chemin bifurque.
Laisser à droite la branche qui descend vers la Aoumède-ferme basque, et monter à gauche pour le Monné (panneau jaune indiquant 4h30).

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Le sentier nous mène en grands lacets réguliers et faciles sur les flancs du pic de Peyre Nère, dans une immense prairie de bruyères et de fougères.
Après 0h55 de marche, le sentier fait une épingle au niveau du bois de Guédon, d'où l'on a une vue superbe sur l'arête de Peyre nère

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Puis on revient à l'ouest pour franchir le ruisseau du Cinquet : on quitte alors le versant de Peyre Nère pour aborder les flancs du Monné (1h10, arrêts compris, environ 1710 m).

On remonte d'abord au Sud, en direction de la cabane de Cinquet Debat (environ 1800 m), que l'on n'atteindra pas car le sentier repart à l'Est dans les vastes pentes herbeuses, toujours facile et régulier, alternant séries de lacets et longues traversées, pour éviter ou passer les ressauts et escarpements qui émaillent le flanc du Monné.
1h30 : on arrive à un ruisseau que le chemin traverse pour aller décrire, vers la droite, une grande épingle que la pente modérée ne justifie pas, et revenir au dessus de nous. Nous restons donc à gauche du ruisseau et coupons directement dans l'herbe (traces)
Après 1h50, on s'approche une première fois de la croupe qui domine la station du Lys, puis une seconde fois 5 minutes après, vers 2070 m. Nous gagnons là un petit col pour faire une pause et profiter de la vue plongeante ; le Vignemale apparaît.


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Nous regagnons le chemin, qui décrit quelques petits lacets avant de partir en traversée vers le N.E. Un quart d'heure après (2h20 au total), il se redresse et oppose des lacets plus raides (mais sans difficulté), puis repart au Nord pour buter finalement sur une arête rocheuse, près de laquelle on fait quelques lacets avant de repartir au S.O. On passe les ruines d'une cabane rudimentaire puis, après environ 2h45 de marche, un lacet nous fait revenir vers le Nord, près de la paroi. La pente se ressère et le chemin bifurque bientôt, continuant au Nord, ou revenant au S.O. : il faut continuer tout droit (Nord, petits cairns) pour une montée bien raide vers l'Ouest sur des banquettes parfois croulantes, parmis de petites barres rocheuses (3h00). Veiller à ne pas se laisser embarquer dans la cheminée sur la gauche (j'ai testé pour vous ; surveiller alors les cairns qui ramènent à droite, traversant un couloir).

Itinéraire 679 x 443 (72 K)
Puis le chemin s'améliore et repart au S.O vers le sommet, s'approchant de la crête dominant le Lys pour l'atteindre, juste sous l'antécime, un quart d'heure plus tard.
La trace s'arrête là. Si vous faites les derniers mètres, vous profiterez déjà d'une jolie vue sur le Balaïtous. Sinon, quelques mètres avant d'arriver au précipice, on remarque des cairns sur la petite arête à notre droite : c'est là qu'il faut la franchir pour accéder à la courte et facile cheminée qui débouche au premier sommet, en gravissant les petites terrasses (de quoi poser le pied) sur son côté gauche. Le côté droit est praticable également, mais il est encombré d'éboulis et impose, pour le rejoindre, de traverser la base de la cheminée, qui ouvre sur la pente.
Ce passage peut s'avérer délicat si, comme c'était le cas mi-octobre 2006, les premières neiges s'attardent dans l'ombre de la cheminée.

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Itinéraire 576 x 768 (216 K)
On se hisse ainsi sur l'antécime (3h30 - 2720 m). De là, on découvre, à l'Est, le véritable sommet, dont nous sommes séparés par une "taillante", arête horizontale et assez étroite d'une soixantaine de mètres, que l'on suit sans problème au début, avant d'arriver à un passage plus étroit, au delà duquel l'arête s'élargit à nouveau
On peut néanmoins ce passage, en descendant un peu avant légèrement sur la droite pour trouver une sente de terre moins impressionnante, qui progresse parallèlement à l'arête, quelques mètres en contrebas (on la voit mieux au retour !)

3h35 arrêts compris, 2724 m : sommet du Monné.
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Nous sommes revenus par le même chemin (prudence dans le premier quart d'heure) et avons vu des marmottes, dans les pentes herbeuses.

Remarques diverses et conseils éventuels
Quand monter au Monné ?
Le Monné est une montagne sans ombre, et mieux vaut attendre la fin de l'été ou le début de l'automne pour le gravir sans souffrir de la chaleur et du Soleil.
Dans tous les cas, attendez que les névés qui s'attardent sous le sommet aient disparu, mais allez-y avant les premières neiges. Sans cela, corde de secours, piolet et crampons pourraient être nécessaires pour les dernières longueurs.