Circuit autour des Gourgs blancs (3 jours)
  • Col des Gourgs blancs - 2877 m
  • Port d'Oo - 2908 m
  • Col de Gias - 2921 m
  • Le shéma de la randonnée
    Randonnée réalisée mi-juillet 2009

    Il s'agit d'un circuit autour du massif des Gourgs blancs, qui peut donner l'occasion de gravir plusieurs sommets du Louron et du Luchonnais, dont le pic Gourdon (3034 m), les Gourgs blancs (3129 m), le cap occ. du Seil de la Baque (3097 m) ou les pics de Clarabide (3020 m)...

    Avertissement : un ménisque capricieux m'a contraint, surtout en descente, à progresser prudemment pour éviter les à-coups. Les temps indiqués sont donc sans doute un peu supérieurs à ceux qui vous seront nécessaires pour le même trajet...


    Difficultés
    Parcours de haute montagne, pour les randonneurs habitués aux terrains chaotiques ou fuyants :
  • névés pentus, pouvant en outre nécessiter l'usage des crampons
  • Pentes raides d'éboulis croulants
  • Courts passages exposés
  • Informations générales
    Départ : Parking du Pont de Prat (1228 m), au terminus de la vallée du Louron
    Selon l'affluence, vous serez peut-être contraints de vous garer sur le bord de la route, en aval.
    Etape :
  • Première nuit au lac de Isclots (2398 m)
  • Deuxième nuit au lac de Gias (2638 m)
  • Matériel : Piolet et crampons et, bien sûr, équipement de bivouac en altitude.
    Carte IGN Top 25 1848 OT "Bagnères de Luchon"
    Horaire :
  • 5h00 du parking au lac des Isclots, le 1er jour
  • 4h00 du lac des Isclots au lac de Gias, le 2ème jour, et 1h00 de plus pour le pic Gourdon.
  • 7h30 pour revenir au Pont de Prat, le 3ème jour, et 1h00 de plus pour les pics de Clarabide.
  • Dénivellation :
  • Environ 1200 m, le 1er jour
  • Environ 600 m, le 2ème jour (+ 160 m pour le pic Gourdon) et 300 m de descente
  • Environ 300 m, le 3ème jour (+ 110 m pour les pics de Clarabide), puis 1800 m de descente.
  • Du pont de Prat (1228 m) au refuge de la Soula (1690 m) 1h45 arrêts compris.
    Passé le pont, on suit les panneaux indiquant le "départ des chemins", notre direction étant celle du refuge de la Soula. Le chemin s'élève en lacets dans une magnifique forêt de sapins.
    Après 15 minutes, on rencontre la bifurcation avec le sentier du port de la Pez. Nous prenons la branche de gauche, direction "la Soula".
    Après 30 minutes, on passe une première fois (passerelle) au dessus des énormes conduites forcées, juste avant de rencontrer un panneau amusant, proposant le choix entre les lacets, ou le sentier raide ! Nous choisissons les lacets, un peu plus longs, mais débonnaires.

    On émerge de la forêt après environ 1h00 de montée facile, et les lacets se font plus courts avant d'entrer vraiment, 5 minutes plus tard, dans les gorges de Clarabide, au niveau d'un promontoire où a été installée une statuette de Notre-Dame de la Garde. Dans ce superbe défilé, le sentier chemine en balcon, plus ou moins horizontalement, pendant environ une demi-heure.


    768 x 576 (191 K)

    576 x 768 (184 K)
    On descend ensuite vers un plateau, à l'entrée duquel on traverse le gave sur une passerelle (à côté de l'ancien pont, détruit), pour remonter vers le petit ressaut en haut duquel se détachent, un peu incongrus, les bâtiments de la centrale électrique et du refuge (1690 m), que nous atteignons en 1h45, arrêts compris.

    Du refuge de la Soula (1690 m) au lac des Isclots (2398 m) - 3h00 arrêts compris.
    Du refuge, on monte au N.E. pour passer à côté d'une cabane et, au délà, à l'entrée de la gorge qui descend de Caillauas. Après 15 minutes, on entame les lacets qui grimpent doucement sur le côté gauche (Nord) de la gorge. Après 35 minutes, le chemin coupe le petit ravin d'un ruisseau, dont un câble en acier facilite la sortie. Puis le chemin s'engage dans la gorge, toujours sur le bord gauche et parvient à une petite cuvette (1h25 de la Soula), au fond de laquelle un dernier ressaut mène au lac de Caillauas (2158 m) en quelques minutes (1h30 au total depuis la Soula)

    1053 x 500 (212 K)
    Le chemin vire alors à droite et redescend légèrement, passant devant les ruines d'un ancien barraquement, pour gagner le déversoir du lac, que l'on traverse sur le barrage.
    A partir de là, un sentier terreux grimpe en lacets courts et raides, puis en traversée sur le côté droit du lac. Certains passages en corniche demandent de la prudence et de l'attention..

    768 x 576 (125 K)
    La sente aborde ensuite une croupe herbeuse plus facile, encombrée de rodhodendrons, avant d'entrer dans un petit défilé que l'on remonte par son flanc droit, près de la falaise. On en atteint le fond en 0h50 (depuis le barrage), pour traverser le torrent vers la gauche. Cette opération est plus ou moins facile selon le débit !

    768 x 576 (197 K)
    On débouche enfin sans autre difficulté, après 1h20, au lac des Isclots (2398 m)
    Nous trouvons sans trop de problème un coin d'herbe où planter la tente.

    768 x 576 (183 K)

    Du lac des Isclots (2398 m) au col des Gourgs blancs (2877 m) - 2h05 arrêts compris.
    Le sentier contourne le lac des Isclots par la gauche avant de grimper pour déboucher, après 25 minutes, à droite du lac du milieu (2528 m). On en franchit le déversoir pour traverser ensuite (cairns) un chaos de gros éboulis puis remonter, par une trace raide de terre et de cailloutis, un bourrelet morainique, sous les falaise du pic Saint-Saud.

    1086 x 500 (214 K)
    Après 1h15 (depuis les Isclots), on débouche sur un replat, au bout duquel on tire à droite pour passer un petit col, au plus près des parois.

    768 x 576 (207 K)
    Nous avons abordé ici la neige pour ne plus la quitter. Suit une vaste cuvette, que l'on traverse par son flanc droit sans perdre d'altitude pour aborder le dernier ressaut et arriver au col des Gourgs blancs - 2877 m - 2h05 depuis les Isclots

    768 x 576 (162 K)

    768 x 576 (158 K)

    768 x 576 (156 K)

    768 x 576 (184 K)

    1005 x 450 (144 K)
    C'est le bon moment pour ascensionner le pic Gourdon, ce que nous avons fait.

    Du col des Gourgs blancs (2877 m) au lac de Gias (2638 m), par le port d'Oo (2908 m)
    1h45 arrêts compris.
    Il est possible de traverser d'un col à l'autre sans perdre d'altitude : j'ai trouvé des topos décrivant cette traversée. Mais des névés bien pentus et apparemment exposés coupant l'itinéraire, nous avons préféré descendre dans la cuvette sous le col des Gourgs blancs (~2800 m), là encore par des névés pentus, mais plus sûrs. Virant ensuite à droite (Sud), nous avons gagné la base du port d'Oo.

    768 x 576 (176 K)
    Itinéraire (177 K)
    Le névé ne remontant pas très haut, nous nous sommes vite heurtés à une pente très raide de cailloutis terreux, extrêment croulante et instable. Peut-être aurions nous dû finalement traverser plus haut...
    On remonte sur quelques dizaines de mètres ce terrain inconfortable et peu rassurant, avant que la pente se fasse légèrement moins raide et les éboulis un peu plus gros, retrouvant un semblant de stabilité. La trace se faufile alors au plus près des falaises du pic Arlaud pour atteindre finalement le port d'Oo dans sa partie la plus haute, juste au pied du pic.

    On se trouve alors légèrement au dessus et à droite du port d'Oo, dont l'accès direct semble effectivement plus difficile.0h50 nous ont été nécessaires pour passer d'un col à l'autre.


    768 x 576 (178 K)

    768 x 576 (170 K)
    Il faudra 0h45 pour descendre ensuite au lac de Gias, sur le versant espagnol, par une trace raide de cailloutis fuyants, puis dans de gros blocs entre lesquels commencent à apparaître des zones herbeuses.

    Notre but initial était de poser la tente, puis de monter au col de Gias afin de reconnaître l'itinéraire du pic des Gourgs blancs par le Sud. La sieste nous ayant retardé et la fatigue aidant, nous sommes montés au col mais il était trop tard pour tenter l'ascension.

    On trouve sur la rive Est du lac, plus herbeuse, plusieurs murets de bivouac bien utiles pour abriter la tente du vent.


    768 x 576 (205 K)

    768 x 576 (137 K)

    1203 x 450 (242 K)

    Du lac de Gias (2638 m) au col de Gias (2921 m) - 1h20 arrêts compris.

    Itinéraire 768 x 576 (206 K)
    Les cairns contournent le lac par le Sud, traversant une zone chaotique de gros blocs. Nous avons préféré contourner par le Nord, où les éboulis étaient moins nombreux et les névés plus grands, pour revenir ensuite sur notre gauche et rattraper les cairns au niveau d'un replat plus herbeux. Ils louvoient au mieux dans les éboulis avant de tirer sur la droite pour rejoindre une sente de cailloutis qui se fait plus raide à l'approche du col, dont l'abord était défendu par un névé redressé (qu'on peut éviter en continuant le cailloutis)
    Nous arrivons au col de Gias (ou port supérieur de Pouchergues - 2921 m) en 1h20

    1062 x 500 (176 K)

    768 x 576 (188 K)

    768 x 576 (124 K)
    Nous en avons profité pour monter aux Pics de Clarabide, tout proches.

    Du col de Gias (2921 m) au Pont de Prat (1228 m)- 6h00 arrêts compris.
    On se dirige vers la droite du col (Nord) pour plonger vers le lac de Clarabide. La neige qui, il y a 6 ans, formait ici une corniche, cède aujourd'hui immédiatement la place à un couloir pentu de cailloutis gris clair, fuyant et instable. Il est possible de l'emprunter, mais des cairns partent sur la droite, vers une zone moins raide d'éboulis bruns, où nous avons préféré descendre.
    On rejoint un névé au bas duquel émerge un mamelon de rochers gris clair, à gauche duquel on va passer pour retrouver les éboulis et les cairns. La trace repart alors vers la droite pour rejoindre progressivement un vaste névé, issu d'un éperon rocheux, et l'aborder dans une partie un peu moins pentue. On le descend en traversée vers la droite en direction d'une zone rocheuse gris-beige au dessus de la rive Nord du lac. L'objectif est d'atteindre un petit col sur la droite sans descendre jusqu'au lac. Nous y sommes en 45 minutes

    768 x 576 (151 K)
    De ce col descend, au Nord-Ouest, une coume dont le fond était occupé par un névé. On descend d'abord quelques dizaines de mètres sur le côté droit, avant de traverser le névé vers la gauche pour rejoindre les cairns, sous le ressaut du lac, et aborder une large croupe herbeuse.
    Une sente terreuse descend maintenant en raides zigzags, suivant les cairns, et finit par se rapprocher du bord gauche de la croupe, où un passage plus abrupte requiert l'aide des mains pour désescalader, et demande de la prudence, surtout avec des sacs à dos chargés et encombrants.
    Au pied du ressaut, on poursuit au S.O pour aller traverser le torrent issu de deux grandes cascades. On reprend la descente, puis la sente revient vers la droite et gagne, par des chaos de gros blocs, un replat herbeux à l'extrêmité Est du lac de Pourchergues, que nous atteignons en 1h15, depuis le lac de Clarabide.

    768 x 576 (195 K)

    Itinéraire 768 x 576 (160 K)
    Il faut un bon quart d'heure pour contourner le lac de Pouchergues par la droite, et arriver au petit barrage du déversoire. Ne pas suivre le sentier qui traverse vers la gauche, sous le barrage , et qui mène à la cabane de Prat-Cazeneuve, mais rester à droite du torrent et suivre la sente qui descend sans détour vers le fond du vallon rectiligne, qui s'étire vers le N.E, 150 mètres plus bas.
    Le sentier le parcourt plus ou moins horizontalement puis s'engage dans les rochers d'un petit défilé pour descendre vers un autre vallon plus petit, au bout duquel on oblique au Nord (droite) pour rejoindre la Soula (2h00, depuis le fond du lac de Pouchergues) et, après une pause, reprendre en sens inverse le sentier des gorges de Clarabide, pour rejoindre tranquillement le parking en 1h30 de plus.