Le pic de Campbieil - 3173 m
Le shéma de la randonnée
Randonnée réalisée début septembre 2000
C'est un circuit qui passe d'abord par le sommet du pic d'Estaragne (3006 m).

Difficultés
Elles peuvent surgir si l'on s'écarte de l'itinéraire, sous forme de passages exposés et peu rassurants, mais faciles.

Informations générales
Départ : Route de Cap de Long, à l'entrée du vallon d'Estaragne (2079 m), en vallée de Saint Lary.
Matériel : Pas de matériel particulier en l'absence de neige
Carte IGN Top 25 1748 ET "Néouvielle"
Horaire : 2h20 jusqu'au sommet de l'Estaragne
1h00 de l'Estaragne au Campbieil
4h00 pour revenir à la voiture par Cap de Long
Dénivellation : 1200 m environ

Du pic d'Estaragne au sommet du Campbieil - 1,5 km - 1h00
On se reportera au topo de l'ascension du pic d'Estaragne pour la première étape du circuit (3006 m - 2h20 arrêts compris).
De là, la sente file à l'Ouest, en direction du Campbieil, et commence par redescendre d'une centaine de mètres, avant de remonter doucement. On arrive ainsi à un embranchement (0h15) : une trace grimpe sur la gauche pour rejoindre la crête, une autre l'évite et poursuit à flanc sur la droite. C'est celle que nous prenons. On contourne ainsi une partie de la crête ; le chemin se redresse alors pour la rejoindre un peu plus loin (0h35).
On gagne l'entonnoir d'éboulis qui mène au sommet après un court passage peu agréable sur une large dalle grise, relativement lisse et pentue, où il faut avoir confiance en ses semelles ! (Je dis relativement car les autres ont été moins impressionnés que moi par ce passage). Le reste du chemin remonte l'entonnoir sans problème jusqu'au sommet (1h00 depuis l'Estaragne, arrêts compris)
Le panorama est immense et permet d'admirer une grande partie des 3000 pyrénéens.

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Du Campbieil au gourg de Cap de long (2845 m) - 0h45 arrêts compris
Du sommet, on suit la large crête (en délaissant une trace qu'on voit descendre directement vers le vallon de Cap de Long, en évitant la hourquette) pour gagner rapidement (à peine 10 minutes), après un petit col, l'antécime S.O., qui culmine à 3157 m, 3000 secondaire qu'il serait dommage de négliger.
En face de nous, au Sud, nous découvrons le soum de Salettes, où nous irons le surlendemain, et le cirque de Troumouse.
On revient au petit col où s'amorce le chemin qui descend à la Hourquette de Cap de Long (2902 m - 0h30)
Nous gagnons ensuite le gourg (transformé en plusieurs mares, par manque d'eau) en 10 minutes

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768 x 499 (124 K)

Du gourg de Cap de Long à la voiture - 3h15 arrêts compris
Le chemin laisse en fait le gourg légèrement en contrebas sur la gauche pour continuer à flanc. Notre objectif était alors de gravir également le pic Maubic et nous avons quitté le sentier pour descendre sur la gauche vers l'extrêmité du gourg et nous engager dans le petit "défilé" qui doit lui servir de déversoir.
La progression est lente et pénible dans les éboulis et la base de la moraine du glacier de Pays Baché (J'avais entendu parler de son recul, mais c'était encore bien en dessous de la vérité !). Il n'y a pas de cheminement évident dans ce chaos où les cairns sont difficiles à repérer, et nous constatons au bout de 20 minutes que, concentrés sur la recherche d'un itinéraire, nous avons dépassé la croupe d'éboulis qui mène au Maubic. Tant pis ! Ce sera pour une autre fois...

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Nous essayons de regagner l'itinéraire classique en nous fiant aux cairns, mais nous nous laissons embarquer trop à droite et manquons le petit laquet (mais y restait-il de l'eau ?) qui sert de repère. Nous descendons ainsi à droite de la cascade, au lieu de descendre à gauche. Quelques petits cairns trompeurs nous guident plus où moins (nous avons hésité à maintes reprises) dans cette succession de ressauts escarpés et de raides couloirs herbeux, où nous devons souvent mettre les mains et demeurer vigilants.
Ce passage délicat enfin franchi, la trace se rapproche du gave pour le franchir et rejoindre aussitôt... le chemin par lequel nous aurions normalement dû arriver !

Il n'y a plus, a partir de là, le moindre problème, si ce n'est une descente qui n'en finit pas, au dessus du lac de Cap de Long, qui mérite vraiment son nom ! Mais cela ne nous empêche pas d'apprécier les pentes du massif du Néouvielle et le bleu profond des eaux du lac.