Lacs de Couyéou Bielh - 2405 m - Col du Chapeau - 2531 m
Le shéma de la randonnée
Randonnée réalisée pour la dernière fois le 14 Août 2007

A l'étroit dans leur cirque austère et venté, accessibles au prix d'une montée harassante, les lacs de Couyéou Bielh n'ont à offrir que leur solitude. Mais ils constituent un jolie variante à la classique montée (ou descente) au lac d'Aratille, offrant l'avantage d'un circuit et permettant de visiter une partie sauvage et moins fréquentée du vallon d'Aratille.


Difficultés
Itiniraire en partie hors sentier et parfois hésitant entre la bifurcation d'Aratille et les lacs de Couyéou Bielh : à ne faire que par temps clair pour pouvoir se diriger
Quelques pentes raides d'herbe ou de cailloutis, de chaque côté du col du Chapeau.
Ne pas oublier que par temps humide, les pentes herbeuses deviennent vite glissantes.

Informations générales
Départ : Parking du Pont d'Espagne (1459 m), en vallée de Cauterets
tarif 2012 : 5,5€ pour 1 à 12h, 8€ au delà (le tarif pour 1h semble avoir disparu... voir sur le site de Cauterets pour tous les détails).
Matériel : Pas de matériel particulier en l'absence de neige
Cartes IGN Top 25 1647 OT "Vignemale"
Horaire : 3h45 pour les lacs de Couyéou Bielh
0h25 de plus pour le col.
3h30 / 4h00 pour le retour au Pont d'Espagne
Dénivellation : 1100 m au total, pour 22 km environ.

Du Pont d'Espagne à la bifurcation du vallon d'Aratille (~1830 m) - 7 km - 2h00
Cliquez ici pour cette partie du trajet.

De la bifurcation aux lacs de Couyéou Bielh (2394 m)- 1h25 arrêts compris - 2,5 km
On traverse la passerelle qui enjambe le gave du Marcadau pour s'engager sur le sentier d'Aratille et parvenir tout de suite à une seconde passerelle, qu'on ne franchit pas. On laisse là le sentier du Parc National pour rester côté droit du gave, et remonter dans l'herbe (trace intermitante) en direction des 3 sommets qui coupent le vallon d'Aratille au Sud (Tête d'ours, le Chapeau et la Badète).
On remarque, sous ces pics, une vaste pente d'herbe redressée, se terminant par un large col horizontal : c'est là que nous allons.

Après 20 minutes, on traverse un ruisseau et l'on surmonte un petit ressaut, poursuivant l'ascension à droite d'un torrent, que l'on finit par traverser (0h40)


768 x 491 (139 K)
...pour passer près d'un grand piquet jaune et vert, sur un petit plateau où se dressait naguère un pluviomètre (déjà tordu en 1996, il n'en restait rien cette année).

On parvient ainsi au pied de l'épaulement, mi-herbeux, mi-rocheux, qui descend de Tête d'Ours, et coupe maintenant le vallon en deux parties distinctes.
On le contourne par la droite, à sa base, pour se trouver à pied d'oeuvre, au bas de la vaste pente d'herbe, parsemée d'éboulis, remarquée précédemment.

On reste pour le moment sur le côté gauche de la pente, sur le flanc de l'épaulement, pour éviter les éboulis en contrebas.
La montée devient plus rude et, parvenu environ au tiers de la pente, on la traverse vers la droite pour gagner une nouvelle portion heubeuse, dominée par un haut escarpement rocheux, et où il est plus facile de décrire des lacets (quelques cairns).

Après 1h15 (arrêts compris), on passe à gauche de l'escarpement, toujours dans l'herbe, pour le contourner et revenir progressivement à droite (S.E., en direction de la double pointe des pics Jumeaux).
On arrive ainsi, en 1h25, au premier lac de Couyéou Bielh (2394 m)


768 x 500 (132 K)

768 x 491 (157 K)
5 minutes de plus, toujours au S.E., conduisent au second lac, plus petit (2405 m).
Comme lors de ma précédente visite, j'ai trouvé l'endroit extrêment venté.

1103 x 500 (205 K)

Du premier lac de Couyéou Bielh (2394 m) au col du Chapeau (2531 m) - 0h25 arrêts compris - 0,5 km
On revient au "déversoir" du premier et plus grand lac (extrêmité Nord), dans les éboulis. On se trouve alors à l'aplomb du col du Chapeau, dont un ressaut tourmenté barre l'accès.
On remonte une pente d'éboulis, bordant la gauche du ressaut, pour appuyer presque tout de suite à droite, dans un couloir raide d'éboulis plus fins, qui pénètre dans le ressaut. On louvoie ensuite sans problème entre les portions d'herbe ou de rochers pour parvenir au col, au pied du Chapeau d'Espagne (2590 m).

remarque : on peu continuer tout droit dans le couloir d'éboulis et n'obliquer à droite qu'une fois parvenu sous la paroi du Chapeau, itinéraire pris dernièrement à la descente.


Itinéraire 389 x 576 (97 K)

768 x 507 (168 K)

1013 x 450 (157 K)

Du col du Chapeau (2531 m) au lac d'Aratille (2240 m) - 0h45 arrêts compris - 2 km
Notre itinéraire passe par le lac de la Badète, bien visible du col.
On descend prudemment la raide pente herbeuse, sous le col, pour aboutir au fond d'un petit vallon, où l'on oblique à gauche pour rejoindre le lac, toujours par des pentes d'herbe plus ou moins raides.

Lac de la Badète : 15 minutes - 2344 m


1253 x 450 (227 K)
Le terrain, entre les lacs de la Badète et d'Aratille, présente un enchevêtrement compliqué de petits mamelons herbeux que percent d'énormes rochers ridés, abritant des colonies de marmottes.
On serpente dans ce décor étonnant pendant 25 minutes, en appuyant sur la gauche (on reste assez près des parois Sud de Tête d'Ours), pour rejoindre le sentier du lac d'Aratille.

Du lac d'Aratille au Pont d'Espagne - 10 km - 2h45 arrêts compris.
On se retrouve là sur le sentier du Parc National et il n'y a plus de difficulté d'itinéraire.
Parvenu au déversoir (Nord) du lac d'Aratille, le chemin traverse un petit plateau horizontal et marécageux pour arriver à une passerelle, qu'on traverse pour descendre à droite d'une jolie cascade.
On contourne, par la gauche, une barre descendant du Pouey Laou pour aborder un terrain presque horizontal où le chemin se perd un peu entre les larges rochers plats. Une nouvelle série de petits lacets raides, sur la gauche, nous mène dans la partie supérieure du vallon d'Aratille, au bout de laquelle le chemin descend une barre rocheuse pour parvenir dans la partie inférieure du vallon, où il hésite parfois (cairns) avant de rejoindre les arbres clairsemés et retrouver enfin le sentier du Marcadau.

0h50, arrêts compris, depuis le lac d'Aratille.
Et, de là, compter 1h40 environ pour revenir au Pont d'espagne.


En sens inverse...
Il faut compter 3h15 environ, arrêts compris, pour rejoindre le lac d'Aratille depuis le parking du Pont d'Espagne.
Du lac, on poursuit le sentier qui le contourne par la droite, sans aller jusqu'au bout : aux 2/3 du lac, les dernières pentes de Tête D'ours s'écartent sur notre droite (à ce niveau, le lac fait une petite anse, près d'un gros rocher) et l'on peut s'élever dans l'herbe (quelques cairns) en louvoyant dans un terrain moutonné où émergent de gros blocs torturés. Suivant globalement une direction S.O. parallèlement aux pentes de Tête d'Ours, on arrive sans encombre au lac de la Badète (2347 m - 0h30 depuis le déversoir d'Aratille).
On bifurque plein Ouest en restant le long de la rive Nord du lac jusqu'à trouver une large pente herbeuse régulière montant au N.O. sur notre droite. Quelques bouts de "sentiers à moutons" et un peu d'orientation nous mènent au col du Chapeau par une pente herbeuse assez redressée (2531 m - 0h20 depuis la Badète)
Du col, il faut s'engager à droite (Nord), dans l'herbe puis les éboulis (cairns rares) sous les escarpements colorés du Chapeau d'Espagne. On retrouve une sente de terre et de cailloutis de plus en plus raide qui retourne au N.O. et rejoint rapidement les gros éboulis qui ferment la cuvette du grand lac de Couyéou Bielh (2394 m - 0h10 depuis le col).
Orientée au Nord, la descente, même en l'absence de cairn ou de trace, est assez évidente dans sa première moitié, jusqu'au moment où l'on rejoint un petit plateau traversé par le gave (2070 m).

768 x 576 (180 K)
Il faut alors tirer vers la droite (N.E.) , là où se dressait jadis le pluviomètre, et descendre en restant d'abord à droite du ruisseau pour le traverser quand l'occasion se présente. On louvoie ensuite, souvent au petit bonheur, pour rejoindre la partie inférieure du vallon d'Aratille, sans trop s'approcher du gave pricipal qui restera assez loin à droite, et en se rapprochant de la base du pic de l'Affron, où l'on finit par retrouver une sente mieux marquée qui nous ramène au chemin du refuge Wallon : c'en est fini de la solitude. (1h00 depuis le lac)